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Celles et ceux qui ne s’opposeront pas à l’extrême-droite auront du sang sur les mains. La posture pilatiste n’est pas une sagesse

Je salue la position de Jean-Luc Mélenchon. La colère ne saurait conduire à commettre une erreur irréversible : aucune voix ne doit être donnée à Marine Le Pen. Je déplore toutefois l’attitude de certains militants qui, après avoir appelé à faire barrage au premier tour, se fourvoient dans l’incarnation d’une posture pilatiste et prévoient de s’abstenir ou de voter blanc.

Emmanuel Macron n’est pas un ennemi, seulement un adversaire politique. Il est du devoir de la gauche de voter pour lui dans deux semaines. Le vote Macron ne vaut ni caution, ni soutien. C’est un acte républicain. Nos divergences sont idéologiques, pas civilisationnelles. L’entreprise de l’extrême-droite est violente, liberticide et délétère. Celles et ceux qui ne s’y opposeront pas auront du sang sur les mains.

Le vote du 24 avril ne scelle pas nos ambitions législatives. Une union est envisageable ; et l’hypothèse d’une cohabitation n’est pas utopique.