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Mardi soir, alors que j’essayais désespérément d’accoucher de ma future nouvelle, je me suis dit qu’il était temps de signer mon retour et vos « tu reviens quand, connard ? » m’ont un petit peu aidé. Il est vrai qu’en ce moment, mes interventions se font aussi rares que celles de François Hollande -ça pique. Alors, comme je tiens à vous et qu’il serait bête de vous contrarier, surtout avec la thune que vous me rapportez -c’est beau de rêver-, je rédige ces quelques lignes.

Bien évidemment, j’aurais pu évoquer l’énième garde à vue de notre ex-président, toujours ex-pulsé à chaque tentative de retour. J’aurais aussi pu écrire quelques lignes à propos de Trèbes, une ville paisible de l’Aude devenue le théâtre d’une barbarie sans nom. J’aurais également pu montrer mon incompréhension face à la cruauté abjecte d’un meurtre au caractère antisémite nous replongeant dans les heures les plus sombres de notre histoire.

Mais en cette période où tout semble aller mal, il est nécessaire de rire. Alors, rions !

En ces premiers jours d’avril, le printemps a ironiquement perdu 80 % de soleil, ma moyenne 2 points et ma bite 5 cm -il fait terriblement froid à Paris- passant ainsi d’un honorable 26 cm à un très décevant 21 cm -la taille d’un livre, vous me direz. Mardi soir, à la vue de ces terribles nouvelles, je suis pris d’un tel vertige que je dégueule mon quinoa de bobo vegan sur mes chaussures en cuir -comme tous ces connards parisiens végétariens qui trouvent que manger de la viande c’est mal parce que « non mais tu cautionnes la violence animale en faisant ça » mais qui n’hésitent pas à en porter, des animaux « non mais tu comprends, il faut bien que j’arbore ma tenue full cuir The Kooples pour me balader le long du Canal Saint-Martin ».

Mardi soir, vous l’aurez compris, gros coup de mou, aucune idée de chronique. La plume en berne, je recherche désespérément un Prozac intellectuel pour contrer ma page aussi blanche que de la poudre colombienne. N’ayant ni le charisme ni le talent de Beigbeder pour faire dans l’autofiction, il ne me reste plus qu’à rattraper les faiblesses de ce texte à coup de provocations politiques… et merde, c’est trop commun : critiquer un politique c’est aussi simple que de se faire harceler par Jean-Vincent Placé.