À la SNCF, une prune pour une prime

Nous ne pouvons considérer ces cas comme isolés dans une société marquée par une politique du chiffre et une course à la productivité.

C‘est au centre SNCF d’Asnières qu’est apparue une superbe idée : gagner de l’argent grâce à la SNCF. Nos paresseux préférés vont donc enfin nous dédommager après tant d’années ? Non, pas vraiment. Ces primes, sous forme de chèques-cadeaux, ne sont attribuées qu’aux agents de l’entreprise publique. L’État a donc décidé de prendre soin de ses travailleurs en leur offrant des promotions ? Non plus. Cette prime vise à récompenser les contrôleurs qui dresseront le plus de contraventions. Un concours « Top lafeur » (LAF = Lutte Anti-Fraude) comme le centre aime l’appeler sur une affiche placardée dans ses locaux.

Mais restons tout de même vigilents. Pour obtenir des points et pouvoir prétendre à ces récompenses, encore faut-il distribuer les bonnes prunes. Les bonnes prunes, ce sont celles qui rapportent de l’argent à l’entreprise surendettée. Ainsi, seules les « CC », contraventions d’un montant de 68 euros qui doivent immédiatement être réglées par l’usager en carte bancaire juste après une infraction, seront prises en compte. Le défi s’intensifie, place à la compétition !

L’indécence est poussée à son paroxysme lorsque l’on apprend que ce même centre propose une salle de détente exclusivement réservée aux salariés « méritants ».

 

Nous ne pouvons considérer ces cas comme isolés dans une société marquée par une politique du chiffre et une course à la productivité.

7 Replies to “À la SNCF, une prune pour une prime”

  1. Des vrais connards !!!

  2. c est la societe qui veut que tout le monde font des resultats et apres eux ils doivent nourire leurs familles et sont obliges de faire ces taches

  3. C’est dommage et triste d’en arriver là…

  4. On pousse, sous la contrainte, des travailleurs à faire du chiffre auquel cas ils seront renvoyés, maltraîtés. On fait un grand pas vers le passé là !

  5. Si en contrepartie les trains pouvaient arriver à l’heure….

  6. Amazon, sors de ce corps ! Ah, bêtise humaine quand tu nous tiens.

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